Pour une poignée de 7e art (par Indy Blave)

Pour une poignée de 7e art (par Indy Blave)

« Le jeu »

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Spécialiste du polar, Fred Cavayé semble vouloir apporter un peu de douceur à sa filmo. Après « Radin » avec Danny Boon, le voilà de retour avec « Le jeu ».

 

Mais que l’on ne s’y trompe pas : son film n’est pas une comédie pure. Son synopsis de départ, terriblement contemporain, peut laisser libre court à une imagination débordante d’idées comiques ou plus dramatiques. Cavayé a choisi les deux. 

 

Alors oui, on rit de bon cœur à plus d’une situation mais pas tout le temps. Cavayé n’a pas maîtrisé avec talent le suspense dans ses anciens films pour rien. Il en exploite le filon ici au gré des sonneries émanant de chaque mobile : suivant les sonneries retentissantes un gag ou un drame va arriver. 

 

La preuve formelle que l’on n’est pas ici pour rigoler tout du long, la meilleure scène du film est probablement celle qui voit Stephane de Groodt converser avec sa fille au téléphone. Cette très jolie séquence nous fait basculer dans une émotion pure alors que la précédente avait un ressort comique. 

 

Pour jouer dans son huis clos, Cavayé s’est entouré d’un casting impeccable et irréprochable : de Bérénice Bejo à Suzanne Clément en passant par Vincent Elbaz, Roshdy Zem, Doria Tillier, Grégory Dadebois et donc Stephane de Groodt, ils sont tous merveilleux et investis. Aussi à l’aise dans la comédie que dans la dramaturgie, ils évoluent parfaitement dans ce film pas avare en surprises y compris lors d’un assez déconcertant twist final complètement inattendu. 

 

Heureuse surprise que ce film dont on imagine mal ne pas avoir un jour une nouvelle adaptation, au théâtre cette fois.

 



21/10/2018
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