Indy Blave, le blog

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« Cry Macho »

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Inusable Clint. En est-il le premier surpris de garder une telle forme à 90 ans ? Car depuis « Gran Torino » en 2009, la légende se place, par intermittence, devant la caméra pour nous offrir un film testament, celui, peut-être, qu’il verrait bien comme son dernier, un ultime baroud d’honneur. Puisque l’acteur Eastwood se sentait encore bien, on a eu droit à « Une nouvelle chance » en 2012 puis « La mule » en 2018.

 

« Cry macho » s’inscrit donc dans la même veine que les films précédemment cités. A y regarder de près, il ressemble d’ailleurs en bien des points à « La mule » : un vieil homme accepte une mission d’un homme peu recommandable consistant à récupérer un colis. La drogue est ici remplacé par un gamin de 13 ans. Là aussi, c’est un road movie où le vieux lion va montrer, à plus d’une reprise, qu’il en a encore sous le capot.

 

C’est peu dire, sur ce blog, que l’on adore Clint Eastwood. Alors forcément quand on apprend qu’il sort un film où il est devant et derrière la caméra, c’est un enthousiasme complet qui nous gagne. Et à l’entame du film, le charme opère immédiatement. Voir la légende Clint, chapeau de cow-boy sur la tête, arriver « devant nous » provoque un émoi toujours intact. Le parfum ambiant de western que l’on a, par ailleurs, nous renvoie à sa période magique des  « Josey Wales » et autre « Impitoyable ».

 

Les paysages sont magnifiques, ponctués par une belle lumière, les choix musicaux (quoique pas signés par Eastwood lui même cette fois) sont pertinents, Clint est en pleine forme des deux côtés des caméras et ça fait plaisir à voir.

 

Pourtant le film fonctionne bien moins que les précédents. La faute en incombe à un scénario trop simpliste et prévisible. Surtout Clint semble très vite ne plus savoir quoi raconter. Vers le beau milieu du film, le road movie s’interrompt soudainement lorsque les deux protagonistes, Eastwood et son jeune « poulain » de 13 ans, se retrouvent bloqués dans un village où il ne se passe plus grand chose… Le film patauge quelque peu dans d’innombrables séquences sans intérêt aucun. L’ennui prend le dessus jusqu’une fin paradoxalement bâclée et ratée.

 

Eastwood nous a concocté une œuvre mineure qui ne marquera pas les annales ni même sa prestigieuse filmographie. Reste que le moins bon d’Eastwood vaut souvent le meilleur chez d’autres et qu’à défaut d’y trouver son compte, il demeure le plaisir, toujours intact, de voir une légende sur grand écran.

 



11/11/2021
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