Indy Blave, le blog

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« Glass »

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Il y avait d’abord cet « Incassable » datant de 2001 dont l’originalité quant à son approche des supers héros était réjouissante. Shyamalan nous en avait promis une suite que l’on désespérait de voir. 

 

Et puis il y a deux ans, le réalisateur sort « Split » l’histoire d’un homme aux multiples personnalités dont la principale est celle d’un monstre qui  échappe aux forces de l’ordre. Sauf que l’incroyable twist final, que l’on peut dévoiler maintenant, nous apprend que c’est Bruce Willis, dans la peau de son personnage de « Incassable » qui allait se charger de le pourchasser dans une suite qui s’imposait immédiatement  comme l’une des plus attendues de 2019.

 

Et cela commence fort. Le premier quart d’heures répond à notre longue attente. Une rencontre au sommet entre les deux protagonistes et puis... plus rien ou presque. On ne le sait pas encore mais le film est déjà terminé. Shyamalan va dès lors embourber ses fabuleux personnages dans un hôpital dans lequel ils vont rester cloîtrés jusque quasiment la fin. 

 

Et c’est parti pour deux Interminables heures de bavardages intempestifs qui n’apportent rien de neuf. Entendons nous : nous avons bien conscience ici du cinéma du réalisateur de « Sixième sens »lequel est fait  souvent de lenteurs mais toujours au service d’innovations. Sauf qu’ici Shyamalan s’attaque à sa première suite officielle et ne semble pas parvenir à se renouveler sur la thématique apportée auparavant, à savoir la condition même du super-héros et de leurs existences propres .

 

Aussi entre deux scènes animées par une psychiatre en mode tête à claque, Shyamalan demande à James McAvoy de continuer à en faire des tonnes avec ses multiples créations. Si l’acteur excelle, il faut bien reconnaître que la redite de ses performances sont quelques peu lassantes au bout d’un moment en provoquant davantage un bâillement d’ennui qu’une réelle attention. Et ce n’est pas Bruce Willis, relégué en mode second rôle, qui va pouvoir l’aider. Ni même un Samuel L. Jackson qui ne parvient pas non plus à recréer quelque chose de neuf.

 

Pour dire à quel point le cinéaste patauge, celui ci nous ressert des séquences vues dans les films précédents, « Incassable » surtout, qui semblent uniquement présentes pour grignoter quelques minutes à une œuvre décidément vide de sens.

 

Mais l’espoir fait vivre et l’on se met à espérer que le twist final, cher à Shyamalan, sera là pour nous consoler quelque peu. Celui ci va hélas s’inscrire dans la continuité de l’ensemble où le pseudo incroyable se morfond dans du ridicule en mode « So what ? » allant jusque nous attrister davantage par des choix définitifs qui nous écœurent d’être allé voir ce ratage complet et de ne pas être resté dans nos bons souvenirs des deux films dont il se fait le lien. « Glass » est incontestablement LA déception de ce début d’année.

 

 

 



19/01/2019
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