Indy Blave, le blog

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"Godzilla"

 

Godzilla

 

 

 

"Godzilla", c'est d'abord une bande-annonce terriblement efficace qui nous donnait une furieuse envie de découvrir le film. Et l'attente, dans un premier temps, est à hauteur de nos espoirs. Les premières minutes sont efficaces et laissent présager le meilleur...qui ne viendra pas.

 

Il y a quand même deux combles dans ce "Godzilla" cru 2014. Le premier est que l'on se surprend à être vite envahi par une sorte d'ennui assez inhabituel pour ce genre de film. Si l'action est de rigueur, celle ci est plombée par d'interminables séquences de théories fumeuses sur les origines des monstres du film. Il faut bien reconnaitre que l'on décroche assez rapidement au point parfois de se sentir piquer du nez au profit d'une sieste bienvenue.

 

L'autre comble est la quasi absence du "Godzilla" du titre lequel n'apparait que quelques minutes à l'écran. Ce n'est d'ailleurs plus un comble mais plutôt une arnaque. Car si le  célèbre monstre a retrouvé quelque peu son look d'origine, celui de 1954, sa présence à l'écran est sacrifiée au profit de deux autres monstres à tête d'Alien beaucoup moins intéressants. 

 

Que dire d'un scénario loufoque où le héros a quand même pas de bol d'être chaque fois face aux monstres alors qu'il change de pays ? Qu'il soit en train de venir voir son père au Japon, prendre le métro à Hawaï ou retrouver sa femme à San-Francisco, il n'a quand même vraiment pas de pot d'y être pile poil au même moment que ces ersatz de "Jurassic park". Un héros qui a d'ailleurs un charisme bien pauvre tant et si bien que l'on regrette les rôles bien trop courts des nettement plus intéressants Brian Cranston et Juliette Binoche.

 

Les effets spéciaux sont parfois spectaculaires certes mais l'on se demande tout de même pourquoi Gareth Edwards a, à ce point, privilégié des scènes nocturnes qui finissent par se ressembler et quelque peu lasser. Et il serait temps qu'Hollywood arrête de tenter de nous impressionner avec des visions apocalyptiques de villes détruites. C'est bon Messieurs les spécialistes des effets spéciaux, on a compris votre maitrise du sujet avec vos ordinateurs Hi-tech, passez à d'autres images plus originales...

 

Alors que ce "Godzilla" avait pour but officieux de nous faire oublier la version de Roland Emmerich de 1998, il nous donne, au contraire, l'envie de nous replonger dans cette ancienne version, pas si mal que ça en fin de compte, et en tout cas supérieure à celle ci...On a beau critiquer souvent Roland Emmerich, sa maitrise de ce cinéma "bourrin" est un niveau nettement supérieur, et s'il ne fait pas toujours dans la dentelle, au moins sait-il tenir son spectateur en haleine.



18/05/2014
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