Indy Blave, le blog

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"Somewhere"

 

 

Somewhere

 

"Lost in translation 2". La rareté de ses films rendent chaque oeuvre de la fille du réalisateur du "parrain" particulièrement attendue. Et frustre davantage quand celui ci est un peu raté. Comme celui ci. Sofia Coppola aime à raconter l'histoire d'êtres paumés dans un milieu qui leur parait hostile malgré qu'ils essayent de s'accaparer l'endroit. Gamines perdues dans leur propre maison fermé au monde extérieur ("Virgin suicid"), star de ciné paumé dans un pays dont il ne connait même pas la langue ("lost in translation") ou reine paumée dans l'immensité d'un château ("Marie-Antoinette"). Soyons honnêtes, Coppola ne s'est pas trop foulée dans ce 4e film qui lorgne largement sur son plus gros succès "lost in translation". Soit donc à nouveau une star de ciné que l'ennui envahit. La réalisatrice nous commence son film avec le plan "à Oscar", celui qui est là pour tenter d'épater les jurés des différents festivals... En dépit, une fois encore, d'un lieu en apparence attrayant, le héros de Coppola s'emmerde. Pour bien appuyer sur cet ennui, la réalisatrice se sent obligée de nous servir une majorité de scènes à l'identique par deux fois (voire plus) : nous aurons donc deux séquences copié/collé de jumelles stripteaseuses, deux séquences de piscine, trois séquences de réception de sms incendiaires à destination du héros (dont on ne saura jamais qui est l'expéditeur...). Comme dans "lost in translation", l'acteur vedette se retrouve à devoir manier le sourire au gré de galas ennuyeux dont une émission italienne qui rappelle furieusement la séquence de l'émission japonaise dans lequel se retrouvait Bill Murray. Là aussi, c'est une fille qui va redonner du baume au coeur au héros. Une subtilité quand même : c'est la fille de l'acteur et non une inconnue qui bouleverse la vie de son papa. Une image qui a fait penser à la propre vie de Coppola père et fille...Difficile de plus à Stephen Dorff et Elle Fanning, même s'ils sont très bons,  de nous faire oublier Bill Murray et Scarlett Johansson... Après quatre films consacrés à l'ennui, il serait temps que Madame Coppola passe à d'autres sujets si elle ne veut pas risquer de plonger le spectateur dans le même état que ses personnages.



15/01/2011
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