Indy Blave, le blog

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« Voyez comme on danse »

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La suite, quinze ans après, d’ « Embrassez qui vous voudrez » ne nécessite pas forcément de se remémorer voire d’avoir vu le tome un. Déjà parce que tout le monde n’y fait pas son retour. Si on y retrouve effectivement les piliers que sont Carole Bouquet, Karin Viard, Charlotte Rampling ainsi que Jacques Dutronc ainsi que Michel Blanc himself, dont la présence est plus proche du caméo que du vrai rôle, en revanche point de Lou Doillon, Sami Bouajila, Denis Podalydes ou encore Clotilde Coureau. En revanche de nouveaux arrivants débarquent parmi lesquels Jean-Paul Rouve et les jeunes William Lebghil, Sara Martins, Guillaume Labbé et Jeanne Guittet. 

 

Blanc reprend la thématique du film choral en entremêlant tout ce joli petit monde autour d’histoires qui finissent forcément par se croiser. Et comme pour le tome un, mais comme aussi la plupart des films écrits par Michel Blanc, c’est terriblement bien écrit, drôle, pertinent, cocasse avec en point d’orgue des dialogues qui font mouche systématiquement. 

 

Avec de telles armes, Michel Blanc obtient le meilleur de ses interprètes lesquels semblent heureux d’être là. On apportera une mention spéciale à Karin Viard qui a dû se régaler à composer son personnage de mère dépressive. Idem pour Jean-Paul Rouve qui nous régale dans sa composition de mari trompeur parano (ou pas ?). 

 

Le « vétéran » Michel Blanc est donc là pour rappeler à la jeune garde française que oui on peut faire de très bonnes comédies en France. La réussite est d’autant plus palpable que la seule souffrance du film est d’être un tantinet trop court. Avec de tels personnages et un tel scénario, on aurait rêvé d’une chorale façon « Short cuts » qui aurait duré trois heures. Au bonheur d’une seconde suite ?

 

 



14/10/2018
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