Indy Blave, le blog

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Dean Martin : Ses dix films indispensables

 

 

 

Dino, months after his 50th birthday circa October 1967, is rather cheerful as outlaw Dee Bishop, hanging out on the steps of the gallows between takes of Bandolero; directed by Andrew V. McLaglen, the Western costarred Jimmy Stewart as elder brother Mace

 

 

Dean sur le tournage de "Bandolero"

 

 

 

 

Il a été avec son pote Frank Sinatra le plus célèbre acteur/crooner de la planète. Bon nombre de ses chansons sont devenues des classiques, il a animé des show tv qui ont fait un malheur aux États-Unis. 

 

Au cinéma, Dean Martin aura plus d'une fois marqué son empreinte dans des œuvres majeures dont certaines sont entrées dans la postérité du 7e art. Alors qu'en ce mois de juin 2017 nous fêtons les 100 ans de sa naissance, retour sur 10 films emblématiques de l'acteur :

 

1/ "Artistes et modèles" (1955)

 

Comme chacun le sait, c'est aux côtés de Jerry Lewis que Dean Martin devint célèbre. Les deux hommes firent connaissance à la fin des années 40 et décidèrent de créer un tandem jouant sur leurs différences : Jerry est le pitre du duo pendant que Dean est le bellâtre chantant. Ensemble ils écument les salles de spectacle aux États-Unis puis s'orientent vers les plateaux de cinéma. Durant les années 50, les deux hommes tourneront 17 films ensemble qui feront un carton au box-office. Hélas les relations entre les deux hommes vont sérieusement s'effriter au fil des films. Leurs rapports vont tellement se dégrader qu'ils ne s'adresseront même plus la parole sur leurs derniers films qu'ils sont contraints de faire par contrat. Par la suite, les deux hommes ne se verront plus pendant des années et malgré des retrouvailles médiatiques orchestrées par Sinatra lors du telethon 1976, il faudra attendre le milieu des années 80 pour que les deux hommes se réconcilient enfin. 

 

Parmi leurs 17 films communs, "Artistes et modèles" est souvent cité comme le préféré des fans. À recommander aussi : "Amour, délice et golf", "Un pitre au pensionnat", "Le trouillard du far west" ou encore leur dernier "Un vrai cinglé de cinéma".

 

 

2/ "Le bal des maudits"(1958)

 

Alors que Jerry Lewis va continuer avec un énorme succès à tourner des comédies, Dean souhaite s'aventurer dans des rôles plus sérieux. C'est notamment pour cette raison qu'il tourne ce film de guerre qui lui permet de côtoyer deux géants nommés Montgomery Clift et Marlon Brando même s'il n'a avec ce dernier qu'une très courte scène commune. 

Bien que Brando s'impose naturellement comme le héros du film, Martin parvient à faire exister son personnage et démontre sa capacité à obtenir des succès sans le complice de ses débuts.

 

 

 

3/ "Rio Bravo" (1958)

 

C'est sans doute le film le plus célèbre de Dean Martin. Son premier western aussi. Sa performance de shérif adjoint éclipse presque la présence malgré tout sans faille du héros joué par John Wayne. Les meilleures scènes du film sont les siennes, Martin incarnant, avant que la mode s'en empare, un anti héros parfait. Sa composition sera curieusement oubliée aux Oscars, une cérémonie qui ne nommera d'ailleurs jamais l'acteur. John Wayne et Dean Martin, devenus amis sur le tournage, se retrouveront quelques années plus tard pour "Les 4 fils de Katie Elder" un autre western...

 

 

4/ "Comme un torrent" (1958)

 

Un peu comme pour "Rio Bravo", Martin obtient ici un second rôle qui vient éclipser le personnage principal. Au delà d'une composition encore une fois magnifique, "Comme un torrent" marque la première rencontre cinématographique de Dean avec son ami Frank Sinatra le tout devant la caméra du prestigieux Vincente Minnelli.

 

 

5/ "L'inconnu de Las Vegas" (1960)

 

Ce n'est pas tant que ce film soit inoubliable, il est cependant intéressant pour plusieurs raisons. D'abord le film réunit l'ensemble de la fameuse "Rat pack" qui, outre Sinatra et Martin, est composée de Sammy Davis Jr, Joey Bishop et Peter Lawford.

Ensuite le film suscite l'intérêt avec son intrigue se déroulant à Las Vegas soit donc le fief du groupe légendaire. 

Enfin parce que "L'inconnu de Las Vegas" s'intitule en anglais "Ocean's eleven" qui est ni plus ni moins que l'œuvre originale remakée par la suite par Steven Soderbergh avec là aussi un casting haut de gamme composé de George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon ou encore Julia Roberts.

 

 

 

6/ "Embrasse moi idiot" (1964)

 

En dehors de ses duos avec Jerry Lewis, "Embrasse moi idiot" est incontestablement la meilleure comédie de Dean Martin. À l'instar de certains films avec son ex acolyte, Dean joue pour ainsi dire son propre personnage. Il en profite pour travailler avec un réalisateur de luxe en la personne du légendaire Billy Wilder. 

 

 

7/ "Matt Helm, agent très spécial" (1966)

 

En pleine vogue du cinéma d'espionnage, chaque studio marque sa volonté de créer un héros en passe de concurrencer James Bond. On a droit alors à une déferlante, pas forcément qu'américaine d'ailleurs, qui voit débarquer OSS117, Flint (incarné par James Coburn) et donc Matt Helm. Les aventures cinématographiques de ce dernier ont pour but de parodier quelque peu l'agent 007 en exagérant tous les atouts qui font le succès de la franchise. 

Ainsi retrouve t'on des gadgets loufoques, des méchants à la folie démesurée et des filles plus que canons. Et puis il y a Matt Helm lui même dont les deux obsessions principales sont l'alcool et les femmes, les deux en même temps si possible. Autant dire un rôle sur mesure pour Dean Martin qui va camper quatre fois cet agent très spécial dans des films qui obtiendront un joli succès, certes aux antipodes des aventures de James Bond.

 

 

8/ Cinq cartes à abattre (1968)

 

Outre la comédie, Dean Martin n'a jamais été aussi bon que dans le western. L'acteur s'en est d'ailleurs assez vite rendu compte et montera assez souvent à cheval. Outre ses deux films avec John Wayne cités plus haut, on aura pu voir notamment le crooner dans l'excellent "Bandolero" qu'il tourne aux côtés de James Stewart, le solide "Violence à Jericho" qui lui permet d'enfiler un costume de méchant face à George Peppard ou encore le curieux "Texas nous voilà !" où il a Alain Delon pour partenaire.

 

Et puis il y a ce "Cinq cartes a abattre" tourné par le spécialiste Henry Hathaway. Ce western est hautement recommandable en raison de son schéma inhabituel dans le western qui voit une intrigue policière s'immiscer dans l'histoire avec un curieux tueur en série dont l'identité n'est pas défini immédiatement. En outre le film permet à Robert Mitchum de renfiler un costume de pasteur qui n'est pas sans rappeler celui de son personnage mythique qu'il jouait dans le chef d'œuvre de Charles Laughton "La nuit du chasseur". Dean est lui parfait en justicier malgré lui. Un western pas aussi connu qu'il devrait l'être et qui vaut assurément le détour d'autant que Martin assure l'excellente chanson d'ouverture "Five card stud".

 

 

9/ "Airport" (1970)

 

"Airport" ouvra officellement le bal de la vague des films catastrophes qui allaient déferler dans les années 70 et qui donna lieu à quelques chefs d'œuvre du genre comme "L'aventure du Poseidon" et surtout "La tour infernale" LE film catastrophe le plus célèbre de tous les temps.

"Airport" est le premier opus d'une série de quatre films mettant en scène des personnages mis en péril dans un avion grande ligne en détresse. Tour à tour, l'avion sera mis à mal suite à l'explosion d'une bombe, en tamponnant un autre avion, en se retrouvant bloqué au fond de l'océan ou encore pourchassé par des avions de chasse ! 

Chaque épisode de la saga est servi par une pléiade de stars. Ainsi retrouve t'on en vrac Charlton Heston, James Stewart, Olivia de Haviland Jack Lemmon, Robert Wagner et même notre Alain Delon !

Dean Martin est donc bien entouré dans cet épisode où il a pour partenaires Burt Lancaster, Jean Seberg, Jacqueline Bisset sans oublier George Kennedy dont le personnage servit de point commun aux quatre films.

"Airport" pulvérisa tous les records de recette de l'époque et figure encore dans le top 100 des plus gros succès de tous les temps (source tenant compte de l'inflation). 

 

 

 

Curieusement ce sera là l'un des derniers films de Martin qui, à l'instar de ses complices Lewis et Sinatra, ne tournera pratiquement plus. 

Les années 70 et son renouveau ne vont guère s'intéresser "aux stars de papa" et Hollywood va vouloir renouveler tout son panel qui voit débarquer derrière la caméra tout un lot de jeunes cinéastes nommés Spielberg, Scorsese, Coppola, Lucas, de Palma dirigeant des petits inconnus comme Al Pacino, Dustin Hoffman, Robert de Niro, Harrison Ford ou encore Jack Nicholson.

 

10/ "L'équipée du Canonball" (1981)

 

C'est avec ce sympathique nanar et sa suite tournée deux ans plus tard que Martin clôturera sa carrière ciné. 

Son casting de rêve emmené par Burt Reynolds au fait de sa gloire voit s'affronter dans une course folle Roger Moore (en mode James Bond), Jackie Chan, Farrah Fawcett sans oublier le pote de Martin, Sammy Jr.

L'énorme, et quelque peu incompréhensible, succès du film engendrera donc une suite en 1984 dans laquelle Martin entraînera son pote Frank Sinatra. Cela sera son dernier film.

 

 

Par la suite, la vie de Dean Martin sera endeuillée par la perte accidentelle de son fils. Le crooner ne s'en remettra jamais. Les efforts de ses amis Sinatra et Davis Jr qui cherchent à lui faire oublier sa peine à coups de tournées ou encore Jerry Lewis qui viendra enfin se réconcilier avec lui n'y changeront rien. Lui qui a si souvent chanté avec sa voix suave des chants de Noël dont le fameux "Let it snow" meurt ironiquement un 25 décembre, celui de l'année 1995. Jerry Lewis racontera plus tard avoir tellement été dévasté par la mort de celui qu'il considérait comme son frère qu'il n'eût pas le courage d'aller à ses funérailles. Dean Martin avait 78 ans.

 

Les retrouvailles de Dean Martin avec Jerry Lewis orchestrées par Frank Sinatra lors du Telethon 1976 après 20 ans de fâcherie :

 



10/06/2017
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