Indy Blave, le blog

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Indy Blave interviewe Maud Wyler (2ème partie, le cinéma, les projets...)

 

IB : « Vertige » est le premier long métrage tourné pour le cinéma que tu as fait ?

 

MW : Oui

 

IB : On peut le cataloguer le film comme étant un film d’horreur. C’est un genre que tu aimes ?

 

MW : Je ne vais jamais voir de films d’horreur, du coup j’avais l’impression d’être dans un autre monde. Et j’ai trouvé que ce n’était pas facile, ne serait-ce que les scènes où tu cries. Ce n’est pas facile de crier « juste », d’être sincère avec ça. Mais le grand écart m’intéressait avec ce que j’avais fait au Conservatoire. Mais c’est vrai que les films d’horreur ne sont pas mon truc contrairement au réalisateur, Abel Ferry que je sentais à fond là dedans.  Il est vraiment geek du genre.

 

IB : Il a pu le monter facilement ?

 

MW Il a passé un casting de réalisateur fait par la boite Sombrero initiateur du projet. Une fois que Gaumont a été dans le projet, cela a accéléré les choses.

 

IB : Le film est assez physique, tu as eu une préparation spéciale ?

 

MW : Pour ma part, je suis arrivée assez tard sur le projet, j’étais la dernière arrivée. Une fois que j’ai été choisie, on m’a emmenée en salle sur des murs d’escalade à Pantin, ils m’ont littéralement mis face au mur et j’ai grimpé jusqu’en haut. Je n’avais pas le vertige donc ça allait. Abel nous a montré des photos de vide pour nous tester.  Je pense que de toutes façons tu peux mieux jouer le vertige quand tu ne l’as pas.

 

IB : Tu as été doublée sur certaines séquences ?

 

MW : Non et  je peux le certifier ! Je devais l’être sur la séquence du pont qui était « one shot ». On avait fait venir une cascadeuse ; Mais la veille au soir, le chef op vient me voir me signifiant que ça serait bien que je le fasse moi même. Mais c’est plus tard en voyant le film que je me suis dit que j’aurais pas dû faire ça, que c’était pas très responsable (rires).

 

IB : Le pont a été construit pour le film ?`

 

MW : La déco a construit un pont s’inspirant du vrai en le rendant plus dangereux.

 

IB : Où a été tourné le film ?

 

MW : C’est à Modane près de la frontière italienne. Le tournage a été très physique car on a tourné en octobre dans les Hautes montagnes. Je suis même partie aux Urgences suite à une crise d’hypothermie. J’avais froid, juste habillée d’une chemisette et d’un short. Je pense vraiment avoir pris des risques que je ne reprendrais pas aujourd’hui. Ca a été mon tournage le plus dur, physiquement parlant, j’ai compris certaines de mes limites.

 

IB : Le film est raconté comme si il s’agissait d’une histoire vraie, c’est le cas ?

 

MW : Non pas du tout. Le film est censé se passer en Croatie et j’étais un peu fâchée avec le fait de vouloir faire croire que c’était une histoire vraie car quand tu connais la véritable Histoire des Balkans, c’est autrement plus terrible…J’aimais pas cette manière de tordre l’histoire, faire croire à cela. Certains jeunes que je rencontrais pensaient que c’était ça l’Europe de l’Est et je n'ai pas trouvé cela très élégant.

 

IB : Le film est rentré dans ses frais ?

 

MW : Il s’est vendu dans 60 pays dans le monde ! Le film a fait un carton en Corée, en Inde. En Corée, il a fait 400 000 entrées la première semaine ! Je trouve ça fou et c’est marrant grâce à Facebook, des gens me parlent du film. J’ai des gens du Brésil, de Russie qui m’envoient des messages.

 

 

 

IB : Il y a eu « Low life «  ensuite ?

 

MW : Si je m’en souviens bien j’ai tourné « Louise Wimmer ».

 

IB : « Low life » a la particularité d’avoir deux réalisateurs…

 

MW : Oui c’est un couple. J’ai adoré travailler avec eux. C’était difficile car ils avaient une exigence assez radicale autour du cinéma, ils voulaient tourner tout le temps nuit et jour ! Ce que je trouve génial mais quand tu es machino, c’est une autre affaire. Elisabeth Perceval avait écrit le scénario. Elle écoutait le texte, nous dirigeait presque simplement à l’oreille. Nicolas nous donnait la gestuelle, orientait nos visages dans le cadre, on investissait nos croyances, c’était un travail fou, incroyable. Le film s’est étendu sur deux ans, avec les répétitions. Ce travail a formé l’actrice que je suis aujourd’hui, il a été fondamental.

 

IB : « Louise Wimmer » est ton troisième film, t’as une scène dedans. Le film a eu beaucoup de récompenses dont un César. Tu étais à la cérémonie ?

 

MW : Non, je n’étais même pas à Paris. J’étais vraiment heureuse car Cyril Mennegun, le réalisateur, s’est battu pour avoir Corinne Masiero alors que les chaînes voulaient une actrice plus « bankable ». Ces prix ont injectés beaucoup d’espoir : un film n’a pas besoin d’une star pour toucher les gens.

 

IB : Dans le film, tu en veux très clairement à ton père, et tu es en froid avec ta mère, on ne nous explique pas clairement les raisons...

 

MW : Avec Cyril, on s’est créé des choses autour du non dit. On s'est dit que c’est une fille qui veut se construire indépendamment de ses parents qui ont échoués dans leur vie. Elle ne veut pas de ça, elle a un mec, un boulot… Ses parents sont son talon d’Achille, elle ne supporte la situation dans laquelle se trouve sa mère. Je me reconnais un peu dans cette jeune fille qui se construit, qui essaie de se tenir droite. C’était assez émouvant comme scène à tourner. Il y avait un très beau travail de confiance sur ce plateau. Je voulais vraiment faire ce film.

 

IB : Le film a eu un César, est ce une récompense qui te fait rêver ?

 

MW : Je pense que ça fait beaucoup de bien (rires). Beaucoup de bien à la confiance.

 

IB : La récompense qui te fait le plus rêver ? Cannes, l’Oscar, le César ?

 

MW : Cannes c’est international. Ce qui est arrivé pour « La vie d’Adèle » est incroyable. En plus je suis proche de certaines actrices du film. De surcroit, j’ai participé au tournage de « La vie d’Adèle », des scènes de Gay Pride. Donc j’ai été assez remuée par ce qui arrivait…

 

IB : « La brindille » petit tournage…

 

MW ; Oui tournage clin d’œil. Je jouais la copine qui sert ses intérêts propres plutôt que de venir en aide au personnage de Christa Theret. Quelques jours de tournage au sein d’une très chouette équipe.

 

IB : Film suivant « La mer à boire » où ton nom est juste derrière celui de Daniel Auteuil dans le générique. Est ce que cela fait quelque chose ?

 

MW ; Mon agent l’a remarqué, ça fait partie du job des agents de dealer les places des noms des acteurs. Ca fait plaisir car tu espères avoir plus de poids ensuite pour d’autres rôles. Mais là c’est un film qui est vite reparti et qui n’a pas beaucoup été vu.

 

IB : La fin laisse perplexe…

 

MW : Oui mais Jacques Maillot voulait cette scène. Le scénario était beaucoup plus long au départ. Jacques est étonnant, il a une culture très vaste. Il sait rendre la complexité des situations. Au départ il avait imaginé beaucoup plus de scènes.

 

IB : Comment est Daniel Auteuil avec qui tu as certaines scènes ?

 

MW : Il fait partie de ces acteurs qui sont complètement là au présent, complètement avec toi. Ca c’est incroyable, et c’est ce qui fait la différence entre les stars et les autres. Dans mes scènes avec Daniel Auteuil, je n’ai plus grand chose à faire que de l’écouter et de lui répondre.

 

IB : Durant ta dernière scène, tu en veux clairement à Daniel Auteuil…

 

MW : Oui, il la renvoie à son échec, retour au point de départ, la pharmacie de ses parents. Elle stigmatise son patron, Daniel Auteuil. Le film raconte le point de vue du patron ce qui est rare. Du coup il a été mal perçu par la gauche qui pensait que le film défendait le patronat mais la droite ne l’a pas aimé non plus car il semblait défendre les syndicalistes. Il y a eu un malentendu sur ce film.

 

 

 

 

IB : Ensuite il y a eu « Deux automnes trois hivers » qui sort en fin d’année. Tu aimes les films romantiques ?

 

MW : Oui je trouve génial de ne pas mépriser ses sentiments amoureux. C’est assez délicat à faire : c’est quoi tomber amoureux ? Mais tu sens que tu t’adresses à tout le monde un peu comme « Cyrano ».

 

 

 

 

IB : Il y a beaucoup de monologues dans le film, est ce que cela a changé la préparation du film ?

 

MW : Oui totalement. Sébastien Betbeder s’est battu pour avoir ce casting là, alors qu’on était pas mal pris, moi je faisais du théâtre. Je lui en serai reconnaissante ad vitam. Je venais de partir à New York quand j’ai appris que j’étais retenue ! J’ai appris tous les monologues en rentrant et tout s’est passé vite. Je ne connaissais pas vraiment l’équipe.  Je me sentais vraiment proche du personnage sur certains aspects au point de demander à Sébastien « mais on se connaît déjà ? » (Rires). C’est vraiment un film pour lequel  j’ai eu la sensation de ne pas jouer. J’essayais d’être simplement sincère par rapport à qui j’étais et de ne pas jouer. Le film s’est fait très vite du fait de son budget. On a eu dix jours à Bordeaux puis Paris puis l’Auvergne. Je n’ai même pas dû tourner 15 jours en tout.

 

IB : Une promo est prévue ?

 

MW : Oui une promo est prévue pour la province. Le film devrait sortir en décembre.

 

IB : (Attention spoiler) Dans le film ton personnage tombe enceinte et se fait avorter car elle ne sent pas prête dans sa relation. Tu comprends sa réaction ?

 

MW : Oui complètement. Ca arrive trop tôt pour elle. Ils finissent de construire l’adulte qu’ils vont devenir dans ce film et à ce moment là elle ne se sent pas prête. Tu la vois craquer dans la montagne sans savoir pourquoi, je comprenais ça. Quelque chose craque…

 

IB : Tu joues dans le film avec la marraine de mon blog, Audrey Bastien, quelle partenaire est elle ?

 

MW : Je la trouve très étonnante. Quand elle est arrivée sur la plateau, elle a amené une lumière…elle a quelque chose d’unique, l’air de ne pas y toucher comme si c’était facile. Elle a une beauté étonnante et elle a amené une douceur sur le plateau qui était fabuleuse. L’équipe était bouche bée devant elle.

 

IB : Et ton partenaire Vincent Macaigne ?

 

MW : Ah Vincent ! C’est une vieille diva (rires). Il a besoin de mettre les projecteurs sur lui, même s’il ne va pas l’admettre. Il pose des problèmes et il faut que l’on y réponde. En même temps il le fait aussi dans sa recherche artistique, son envie d’être pertinent et c’est assez intéressant. Il veut décaler des choses mais à vivre…(rires). Tu te mets à faire des impros en tournage où c’est moi Maud qui répond ou qui demande à Vincent « qu’est-ce que tu fous ? on joue ? »…

 

 

 

IB : Quel film, pour toi, a changé la donne de ta popularité ?

 

MW : C’est une bonne question. Le film à venir ? « Deux automnes, trois hivers » peut être.

 

IB : Quels sont tes projets ? Tu parlais d’une apparition dans le prochain Klapisch « Le casse tête chinois » ?

 

MW : J’ai un petit rôle, je joue l’assistante de Dominique Besnehard qui joue l’éditeur de Romain Duris. Le film sort en décembre je crois. Il est très réussi, vraiment touchant.

 

IB : D’autres films en préparation ?

 

MW : Le fait d’être au théâtre me bloque un peu. J’ai des courts métrages en préparation. Un projet sur Boris Vian.

 

IB : Tu es tentée par la réalisation ?

 

MW : Non, j’aime trop jouer. Beaucoup d’autres gens feraient cela bien mieux que moi. Il faudrait vraiment que je sente que je peux apporter quelque chose de différent et de louable. Il faut être patient pour faire ça et je ne crois pas que j’arriverai à cela, je suis trop « dans l’instant ». Mon mari est réalisateur, j’essaie de l’aider, dans ses moments de doute mais ce n’est pas évident.

 

IB : Ton mari est réalisateur ?

 

MW : Oui. Il a réalisé des courts et des clips. Il vient de finir la FEMIS en formation continue de scénariste et j’ai un très beau rôle dans le long qu’il y a écrit.

 

IB : C’est facile de jouer sous la direction de son mari ?

 

MW : Il me dirige pas (rires). Je jalouse parfois les autres acteurs. Il considère que l’on se connaît assez pour ne pas avoir à se dire des choses. Parfois j’envie mes partenaires à qui il donne des indications.

 

IB : Un long peut être avec lui ?

 

MW : Oui celui ci s’il se fait…et que je n’ai pas 65 ans quand il se fera (rires) !

 

IB : L’écriture, ça t’intéresse ?

 

MW : J’ai écrit des choses. Des pièces de théâtre.  Mais je pense trop m’y cacher, ou trop livrer de choses sur moi sans les assumer et ça devenait farfelu, personne n’y comprenait rien. Mais il arrive souvent que des jeunes cinéastes avec qui je travaille me demandent d’écrire avec eux. C’est vrai que c’est un métier. Mais je ne me sens pas très capable.

 

IB : Et la production ? Produire des films ?

 

MW : Oh quelle galère (rires). Je ne fais pas beaucoup de pub pour les autres métiers de cinéma ! Produire un film, quelle galère ! Je trouve cela vraiment intéressant mais quand ça se résume au nombre d’entrées de la première séance de l’UGC les Halles à 9 h du matin, je trouve ça fou, je ne sais pas comment ils font ! C’est triste de se dire que toute la vie d’un film peut être calculée en fonction de cette séance…

 

 

IB : Tu as le rêve américain ?

 

MW : Etant jeune, j’ai grandi avec ces films et je pensais que le cinéma, c’était du Spielberg, en gros! Ce sont des très bons conteurs lui, Scorsese…L’américain impose sa lecture du personnage et ça marche. Mais en même temps, pas mal d’acteurs américains viennent en Europe chercher des choses qu’ils ne semblent plus trouver chez eux ou rarement. J’aime beaucoup par exemple Greta Gerwig, qui est très originale ou Sarah Polley.

 

IB : Tu as des réalisateurs dont tu accepterais le film sans lire le scénario ?

 

MW : Oui d’ailleurs c’est ce qui m’est arrivé sur « Vertige ». Mais après cela dépendrait de ce que l’on me demande. Si je découvre après coup que je dois me balader à poil sans raison pendant tout le film, je pense faire une tête bizarre.

 

IB : T’as des réalisateurs qui te font rêver ?

 

MW : Pendant longtemps mon préféré était le Terrence Malick des « Moissons du ciel » maintenant moins. J’ai été déçue par son dernier ‘To the Wonder’ J’avais l’impression qu’on voulait me vendre quelque chose.

 

IB : Tu as des rôles que tu refuserais ?

 

MW : Des rôles tournés rapidement sans jouer la situation. Tout banaliser, tout « téléviser » cela ne m’intéresse pas vraiment.

 

IB : Et les scènes de nudité ?

 

MW : J’en ai eu une dans « La mer à boire » mais ce n’est pas facile. Ca m’a travaillée longtemps. Idem sur « Maison close » ou des scènes de cul ont été rajoutées à la dernière minute. J’ai envie de faire quelque chose où je me sens complice, qu’il y ait un peu d élégance.

 

IB : Tu es capable de jouer dans n’importe quel pays ?

 

MW : Oh oui et avec plaisir ! J’ai joué un film en Ukraine un moyen métrage, sorte de dépaysement total. C’est important de s’ouvrir à d’autres cultures, et de rendre ça avec sa subjectivité, c’est le boulot de l’artiste. Je crois assez à la position de la culture dans une société, éduquer un public, ne jamais le laisser trop vulgariser son rapport envers lui-même.

 

IB : L’engagement politique, c’est quelque chose que tu cautionnes en tant qu’actrice ? Les personnalités qui s’engagent, tu es pour ?

 

MW : Je suis idéaliste et je pense que les gouvernements de gauche apportent un idéal plus que la droite. Je pourrais militer pour défendre des associations. On a des responsabilités si on devient un personnage publique et on ne peut pas faire n’importe quoi. Le Darfour, peut-être que si George Clooney ne s’en était pas mêlé, on n’en saurait rien.

 

IB : Si tu faisais de la pub tu ferais attention à la marque que tu défendrais ?

 

MW : Oui. Par exemple je ne ferai pas de la pub pour une banque, on me l’a proposé et j’ai refusé. Je ne peux pas pour une banque…

 

IB : c’est quoi tes rêves ? Tes envies absolues ?

 

MW : Je suis assez heureuse actuellement. J’ai du mal à me projeter. Je n’ai pas envie de me mentir avec des projets qui ne me touchent pas. . J’aimerais avoir plus de poids pour pouvoir travailler avec des réalisateurs qui me plaisent.

 

IB : Ca va venir !

 

MW : Touchons du bois (rires). Je  ne me fais pas de faux espoir. Je verrai bien, pour l’instant je suis heureuse de reprendre Roxane en 2014.

 

IB : Tu lis les critiques de tes films ?

 

MW : Oui je suis assez folle de faire ça. Je vais jusqu’à lire les critiques des spectateurs d’Allo ciné. Il faudrait réussir à ne plus le faire.

 

IB : Tu as lu des critiques sur toi personnellement ?

 

MW : Oui mais je ne suis pas tombé encore sur « cette actrice est vraiment à chier ». Mais je trouve cela assez dangereux de lire tout cela. Je sais qu’il ne faut pas tout prendre pour argent comptant. Un jour j’ai lu une mauvaise critique sur « Cyrano » mais quand j’ai appris qui l’avait écrite ça m’a presque rassurée qu’il n’ait pas aimé ! Avoir des critiques cela veut dire que je continue à faire des choses, même quelque fois en échappant au consensus, mais il faut avoir la bonne distance avec cela.

 

IB : Tu as déjà fait des interviews ?

 

MW : Oui. Pour des promos de « Vertige » et « La mer à boire ». Avec Cyrano aussi.

 

IB : D’autres envies ?

 

MW : Oui mon projet avec mon mari. Et avoir des enfants aussi.

 

IB : Est ce qu’avoir des enfants, cela se « calcule » en rapport avec ta carrière ?

 

MW : J’aurais voulu te répondre « non » mais en fait oui cela s’organise, notamment quand tu fais une tournée. Il faut être très clair avec cela. C’était arrivé à ma mère qui était danseuse quand elle m’a eue.

 

IB : Tu te verras héroïne d une série tv ?

 

MW : Oui c’est agréable de faire évoluer ton personnage. Si c'est bien écrit, bien réalisé. Quand j étais petite je rêvais de cela, d’une fidélité.

 

IB ; T’as des séries cultes ?

 

MW : Une, « 24 heures chrono » un vrai coup de foudre ! Je passais des nuits entières dessus. Je n’osais même pas mettre sur pause pour aller chercher un morceau de fromage. Les deux premières saisons étaient incroyables. Mettre un président noir bien avant Obama…

 

IB : Tu vas plutôt au cinéma ou télé ?

 

MW : Je n’ai pas la télévision donc je suis assez dvd. Sinon j’adore aller au cinéma. Notamment au Louxor qui vient de rouvrir. Quand ils passent « Lawrence d’Arabie » c’est géant. Ils le passent « à l’ancienne » avec l’entracte. J’ai vu aussi « La porte du paradis » au Max Linder, génial. C’est une chance d'habiter à Paris. Ca me plait et c’est mon boulot de le faire. Voir comment les choses évoluent.

 

IB : Si un réalisateur veut travailler avec toi, c’est via ton agent ?

 

MW : Pas seulement, par exemple « Deux automnes trois hivers » on me l’a proposé par Facebook. Mon agent ensuite s’est occupé du contrat.

 

IB : J’espère, comme Audrey, pouvoir te revoir pour parler de l’évolution de ta carrière.

 

MW : J’espère ! J’espère le faire, ça voudrait dire que je fais encore des choses !

 

 



30/08/2013
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