Indy Blave, le blog

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"Ce qui nous lie"

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Il prend son temps entre deux longs, ce qui ne veut aucunement dire qu'il reste inactif, et semble prendre soin de bien écrire chacun de ses longs métrages. Et c'est pour cela que sa filmo ne contient aucune ouvre éhontée. Il y a toujours moyen d'être un peu plus mitigé sur un de ses films mais il est évident qu'un nouveau film de Cédric Klapisch, puisque c'est de lui dont on parle ici, est pour ainsi dire garantie de passer un bon moment.

 

Et la cuvée 2017, dont le terme est plus que jamais de rigueur, est un très bon cru. Malgré toute la confiance qu'il lui est incombé, l'affaire n'était pas forcément acquise. Il est vrai que le milieu viticole n'est pas forcément le genre le plus cinématographique du monde même si des œuvres intéressantes comme "Premiers crus" ou "Tu seras mon fils" ont été proposés ces dernières années.

 

Mais c'est mal connaître Klapisch qui nous gratifie ici d'un film où sa patte est sans cesse présente. L'auteur de "L'auberge espagnole" n'a pas son pareil pour arriver à osciller chacune de ses œuvres entre humour et moments plus sombres qui ne virent cependant jamais dans le pathos gratuit. Et sa technique marche encore sans fard. Son film est drôle avec de vrais morceaux de comédie originaux et enjoués. Son film est triste avec des scènes alliant tendresse et mélancolie comme les rapports houleux du personnage central avec son père. Difficile aussi de ne pas verser sa larme devant la détresse de Pio Marmaï quand il téléphone à son fils. Son film est sérieux quand il filme une dispute houleuse entre les employeurs et les employés sur un litige de gâchis de raisins. Son film est léger quand ces mêmes employeurs et employés font une giga fête toute la nuit jusqu'au matin bien avancé. Du pur Klapisch en fait tel qu'il a su se faire aimer depuis 25 ans déjà, date de son premier long métrage. 

 

Pio Marmaï parlons en de son nouvel héros Ce frère spirituel de Romain Duris remplace avec maestria l'acteur fétiche de Klapisch dans un rôle qui a beaucoup de similitudes avec certains personnages incarnés par le héros des "Poupées russes". Le comédien apporte sa joie et son dynamisme aidé par des partenaires de premier choix à commencer par la belle Ana Girardot et l'excellent François Civil.

 

L'arrivée d'un Klapisch c'est assister à un vrai bol d'air frais qui donne du baume au cœur en ces temps moroses profitant ici, par ailleurs, pour nous faire visiter une bien belle région de notre pays.

 



21/06/2017
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