Indy Blave, le blog

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indy Blave interviewe Audrey Bastien (Partie 1, l'enfance)

 

 

 

 

 

Je pourrais vous écrire ici que ma rencontre avec Audrey Bastien s'est vraiment bien déroulée, qu'elle est une personne sympathique et que notre entretien s'est bien passé. Je pourrais ajouter aussi que cela s'est déroulé tel que je l'imaginais, c'est à dire de façon très sympathique, que l'on a trouvé matière à discuter durant l'heure et demi que nous nous étions fixée. Je pourrais...mais à ce moment là je vous mentirais ce qui n'est pas le genre de ce blog. 

Car non ma rencontre avec Audrey Bastien ne s'est pas bien passée, ce fut un moment mémorable pour le cinéphile que je suis que de pouvoir faire son "vrai" métier. Non Audrey n'est pas une personne sympathique mais adorable qui vous met à l'aise tout de suite, toujours souriante. Non on n'a pas trouvé matière à discuter pendant 1h30 mais pendant 4 heures (!) car Audrey a mille choses passionnantes à vous raconter, avec un enthousiasme et un enchantement de tous les instants.

Audrey Bastien a été révélée en 2010 dans le film "Simon Werner a disparu". Après être apparue dans la série "Xanadu" sur Arte, on l'a vue dans son premier grand rôle dans "J'aime regarder les filles". Et ca ne fait que commencer : Elle vient de terminer "Yann Piat, chronique d'un assassinat" d'Antoine de Caunes où elle joue la fille de Karin Viard qui tient le rôle titre (diffusion début d'année prochaine sur Canal plus). 

Mais c'est en 2012 que sa carrière devrait prendre un élan sérieux puisqu'elle tiendra le rôle principal du prochain film d'Abdellatif Kechiche (Sara Forestier et Hafsia Herzi lui doivent chacune le César du meilleur espoir, de bon augure pour Audrey...) puis d'Audrey Dana. 

Voici un condensé de notre rencontre le 11 octobre 2011 dans le salon de thé d'un grand hôtel parisien...

 

 

L'enfance :

 

Indy Blave : Commençons par ton enfance, où es tu née, où as tu vécu étant petite ?

Audrey Bastien: Je suis née en 1991 à Courcouronnes (91), j'ai beaucoup déménagé étant petite. J'ai notamment vécu aux États-Unis.

IB : De vivre aux USA a dû te permettre d'être bilingue...
AB : Oui c'est un aspect pratique pour mon métier ! Notamment pour les castings.
IB : Combien de temps es tu restée là bas ?
AB ; Trois ans dans un lycée français à Washington.
IB : Comment t'es venue ta passion pour le cinéma ?
AB : Depuis toute petite ! Déjà enfant je regardais des films en douce, ça me faisait rêver. Cela me paraissait tellement beau que je me disais "je veux être là dedans, je veux être dans ce rêve". Du coup j'ai harcelé mes parents pour passer des castings. Ils ont pensé que cela allait me passer mais non !
IB : Tes parents t'ont soutenu tout de suite ?
AB : Non, ils avaient peur. Surtout mon père. En plus je voulais faire des castings tout le temps sur Paris alors que l'on habitait Bordeaux. Pour me permettre d'y aller il fallait que j'ai des bonnes notes à l'école ! Alors comme les bonnes notes étaient là je pouvais y aller (rires). Depuis mon père a été rassuré en voyant "Simon Werner" et il est complètement avec moi.
IB : Etant petite, quels sont les films qui t'ont marqué ?
AB : A 12 ans "Virgin suicide" m'a beaucoup marqué. Mais mon film préféré reste "La fille sur la pont". D'autant qu'il y a Vanessa Paradis que j'adore, assurément mon actrice et chanteuse préférée.
IB : Outre Vanessa Paradis, tu as d' autres actrices que tu adores ?
AB : Oui Marion Cotillard. C'est fou ce qui lui arrive, son Oscar...J'aime beaucoup Virginie Ledoyen aussi, sa voix cassée.
IB : J'ai eu la chance de la croiser, elle est vraiment sympa.
AB : C'est vrai ? A quelle occasion ?
IB : A la sortie d'un théâtre. Et tu avais des acteurs qui te faisaient craquer ?
AB : Oui Leonardo di Caprio
IB : Dans "Titanic" ?
AB : Non plutôt "Roméo et Juliette". Je l'ai vue tant de fois mais ça fait longtemps. 
IB : Il te plait toujours ?
AB : Oui et aussi Andrew Garfield.
IB : Etant jeune, as tu suivi des cours d'art dramatique ? Fait du théâtre ?
AB Jamais ! J'étais une timide maladive, l'idée d'être sur une scène me terrorisait.
IB : Mais du coup, pour les castings ça devait être dur !
AB : Oui mais je parvenais à surmonter ma timidité ne serait ce que l'espace d'un instant.
IB : Penses tu justement que le cinéma ait été aussi une envie pour vaincre cette timidité ?
AB : Oui sans doute. Je me souviens qu'en classe personne ne m'aurait imaginé passer des castings. Personne ne le savait. J'aimais garder cette part de mystère en moi. C'était mon jardin secret et puis dans l'incertitude des castings je n'avais pas envie d'en parler...



20/10/2011
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