Indy Blave, le blog

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"Jusqu'à la garde"

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Un premier film vraiment ? Le premier sentiment ressenti lorsque l'on sort de la projection du film est d'être surpris de savoir qu'il s'agit là du premier long métrage de Xavier Legrand  lequel s'était déjà illustré par une (quasi) première partie via un court métrage qui fit parler de lui.

 

La force principale de cet auteur est de savoir manier le spectateur en l'emmenant dans des fausses pistes tout au long de son film. La première longue scène laisse supposer un (énième) film social comme le cinoche français sait nous en servir à tire larigot. Mais le cinéaste n'est pas homme à laisser entraient vers des sentiers battus deja maintes fois empruntés. 

 

Très vite une tension palpable se fait ressentir comme une bombe à retardement dont il aurait enclenché le dispositif. À partir de ce moment là tout devient possible et surtout, à notre grand étonnement, le film vire petit à petit vers le suspense Hitchcockien jusqu'au final éprouvant et quasi horrifique que l'on ne dévoilera pas ici bien entendu. 

 

L'interprétation est sublime. Lea Drucker et Denis Menochet sont les parfaits parents déchirés par cette situation qui leur échappe. Mais surtout ils parviennent à jouer l'ambiguïté sur leur personnage respectif afin de nous perdre subtilement sur notre avis primordial : vers qui portons nous notre sympathie sachant qu'à tour de rôle ils savent nous émouvoir ?

 

Il serait absurde voire indécent d'oublier de mentionner les jeux des excellents Mathilde Auveneux  et surtout Thomas Giora qui interprètent les enfants avec leur fraîcheur juvénile. 

 

Ce film parfait d'un bout à l'autre donne clairement envie de suivre de très près la suite de la carrière de ce talentueux cinéaste.

 

 



17/02/2018
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