Indy Blave, le blog

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"Alliés"

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Il est facile de deviner ce qui a bien plu à Robert Zemeckis dans la perspective de réaliser ce film. Celui qui se complaît parfois à être un innovateur est surtout quelqu'un qui aime retracer une époque passée. La grande majorité de ses films  évoque  une époque historique marquante du 20e siècle surtout pour son pays.

 

A l'inverse de son mentor Steven Spielberg, que l'on aurait volontiers imaginé réaliser le film présent, Zemeckis n'avait jamais abordé la seconde guerre mondiale. C'est sans doute bien là l'un de ses stimulus. La volonté de renouer vers un certain cinéma hollywoodien sans doute perdu à jamais est palpable dès la scène d'ouverture qui, comme la première partie du film, se déroule en 1942 à Casablanca. Pas besoin d'être un cinéphile assidu pour deviner l'hommage rendu au chef d'œuvre de Michael Curtiz.

 

Ce long épisode marocain, trop long diront certains, permet de mettre en lumière la cohésion qui existe entre les deux principaux protagonistes. Si elle est intéressante, elle pâtit de la comparaison avec la seconde partie du film qui est ,sommes toutes, la plus prenante et finalement le sujet principal de "Alliés" puisque mis en avance dès la bande-annonce.

 

C'est la relative faiblesse d'un scénario qui est loin d'être parfait même si le couple vedette sauve largement les meubles grâce à leur charisme. L'alchimie entre Brad Pitt et Marion Cotillard fonctionne parfaitement et tant pis si en France on se prête à rire devant l'exécrable français de Brad Pitt qui parle notre langue comme une vache espagnole alors qu'il est censé convaincre qu'il est un parisien. "Pas grave" déclare la belle Marion, qui nous rassure en disant à Brad Pitt qu'il n'a qu'à pas croiser de pariguots. C'est à dire que les "provinciaux" ne sauront faire le distinguo entre un accent de notre capitale et celui d'un texan. Les concernes apprécieront sûrement...

 

La deuxième partie est donc plus pertinente et fait la part belle à un suspense qui pourtant, tel un soufflé, retombe assez vite sitôt le fin mot de l'histoire connue, lequel n'est peut être pas à l'attendu espéré. C'est dommage car la mayonnaise semblait alors plutôt bien prendre et renvoyait, parfois, le film vers ces grandes réussites du film d'espionnage sur fond de seconde guerre mondiale.

 

Perdu depuis quelques années dans des films pas dignes de son illustre filmographie, Robert Zemeckis signe néanmoins ici sans doute son meilleur film depuis "Seul au monde" sans que celui ci en ait le niveau artistique. Prenons néanmoins  cela comme une relative bonne  nouvelle pour la suite.



27/11/2016
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