Indy Blave, le blog

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« La fille au bracelet »

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S’il est redondant dans le cinéma U.S., le film « de procès » est plus rare en France même si on reste sur le souvenir récent du splendide « J’accuse » de Polanski.

 

« La fille au bracelet » lorgne du côté de l’ultra classique « La vérité » considéré par bien des cinéphiles comme étant le meilleur film de Brigitte Bardot. Dans le film de Clouzot, B.B. était accusée du meurtre de son amant. 

 

Si, ici, la présumée coupable est accusée du meurtre de sa meilleure amie. Elle a en commun avec la blonde volcanique des années 60 l’image d’une fille facile, aux mœurs légères. La comparaison peut s’arrêter néanmoins ici puisque Stephane Demoustier prend soin de ne pas « remaker » l’œuvre de Clouzot et pour cause : c’est du côté de « Accusada » film argentin sorti chez nous en juillet dernier que l’auteur de « Terre battue » s’en est allé trouver l’inspiration pour nous offrir un film remarquable.

 

Remarquable par la ligne de conduite formatée que le cinéaste nous propose. Sa neutralité envers son personnage central est épatante : le spectateur peut, comme rarement, s’attacher comme il peut détester cette fille qui maîtrise, en apparence, ses émotions avec une totale incandescence. 

 

Il fallait au réalisateur trouver cette perle qui saurait mitiger le public : le joyau trouvé se nomme Mélissa Guers véritable découverte du film. Impassible dans ses émotions, splendide de retenue, elle est l’atout maître du long métrage. Pas besoin de se nommer Nostradamus pour savoir qu’elle sera, à coup sûr, nommée au « César » 2021 (si la cérémonie existe encore) dans la catégorie meilleur espoir féminin.

L’actrice n’est nullement impressionnée de donner la réplique à des parents qui sont interprétés par d’excellents Roschdy Zem et Chiara Mastroianni ni même de devoir affronter Anais Demoustier, la sœur du cinéaste, épatante avocate générale à la froideur effrayante. 

 

Si certains points de l’enquête laissent un sentiment d’inachevé voire d’incohérent et même si la fin peut laisser un goût amer, on a quand même droit à un film solide et sans temps mort. 

 

 



17/02/2020
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