Pour une poignée de 7e art (par Indy Blave)

Pour une poignée de 7e art (par Indy Blave)

« Un peuple et son roi »

348F1289-B64E-4F72-B654-C609BBEAA1A9.jpeg

 

 

Projet au départ censé être titanesque, pensez donc on évoque ici rien moins que la révolution française, le réalisateur Pierre Schoeller a dû revoir sa copie quand il a constaté que ses ambitions était quelque peu élevés pour aborder un sujet où aucun super héros ni de Jean Dujardin ne vient pointer le bout de son nez. 

 

Pire même, l’éviction du film du dernier festival de Cannes, où tout le monde s’attendait à le voir sélectionné, a transformé le diptyque prévu en un seul et unique film de deux heures. 

 

Deux heures pour résumer une des plus grandes pages de notre Histoire ? Évidement c’est trop peu. D’où une certaine frustration générale et d’incompréhension pour qui ne connaît pas les coulisses de ce qui s’est passé. Ainsi les Marat et autre Robespierre semblent ici faire un simple coucou ce qui est bien léger pour ces piliers de la Révolution. 

 

Le rythme interrompu par des instants de mollesse n’aide pas non plus à s’imprégner le film comme il se voudrait. Même si des séquences sont captivantes, notamment le jury qui délibère de la mise à mort ou simplement le bannissement du Roi.

 

Côté casting en revanche rien à dire. Que du lourd : la décidément indispensable Adèle Haenel assure au maximum épaulée par les impeccables Olivier Gourmet, Céline Salette, Gaspard Ulliel... sans oublier bien sûr Laurent Laffitte à qui on décernera une mention spéciale. Son interprétation du roi Louis XVI est magnifique de sobriété. Provenant de ce génial acteur on n’en attendait pas moins. Du film par contre on en attendait plus. Beaucoup plus...

 



03/10/2018
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 327 autres membres