Indy Blave, le blog

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"La proie"

 

 

La Proie

 

 

Pendant longtemps, on a remarqué la rareté des films d' action en France. Le genre était propice pendant longtemps jusque dans les années 80 (notamment grâce à Jean-Paul Belmondo et Alain Delon) avant de s'éteindre quelque peu, le genre étant jugé pas assez "intelligentsia" par une partie de la profession. 
C'était sans compter sur toute une génération nouvelle, fan des interprètes du "casse" et du "samouraï" qui allaient vouloir succéder aux Henri Verneuil et Jean-Pierre Melville d' antan. Ils s'appellent Olivier Marchal, Jean-François Richet ou encore ici Eric Valette. 
Et le réalisateur affirme grandement l'influnence du cinema de sa jeunesse. Certes c'est du côté d' Hollywood que l'on retrouve son influence première puisque l'intrigue de départ (et même l'affiche du film) rappelle bien sûr l'excellent "Le fugitif" avec Harrison Ford. Ce type qui s'évade pour traquer un meurtrier en étant lui même pris en chasse par la police est à peu près le même synopsis que le film d' Andrew Davis. Mais Valette est loin de faire un remake. Et cela tient de son personnage central. Tandis qu'Harrison Ford était un médecin quinqua incarcéré par erreur, Albert Dupontel est lui un vrai taulard, dur à cuire. L'acteur est le pivot du film et ne cesse d' impressionner dans un rôle particulièrement physique où il ne va cesser de courir, de sauter, jongler entre des voitures. Dupontel n'a rien à envier au Bebel de jadis dont il reprend d' ailleurs le saut sur le toit d' un train que l'on voyait dans "Peur sur la ville". 
Voilà d' ailleurs un des autres films influents du réalisateur dont il "emprunte" aussi un tueur tout aussi frappé du cerveau. Plus amusant, pourrait on dire enfin, on y retrouve la petite fille muette du film "LES Fugitifs" avec Pierre Richard et Gerard Depardieu.
Mais que l on se rassure : "la proie" a avant tout sa propre personnalité. Doté d'un scénario habile qui ne perd jamais son rythme, le film est un vrai film d'action terriblement efficace. Sans temps mort, Valette a misé sur une belle galerie de personnages. Outre Dupontel déjà évoqué, on a plaisir à retrouver la belle Alice Taglioni après 3 ans d' absence. On a droit aux "gueules" qu'on aime bien (Zinedine Soualem, Sergi Lopez...), les jolies actrices (outre Alice Taglioni, la très belle et trop rare ex James Bond girl Caterina Murino) sans oublier l'inquiétant Stephane Debac magnifique tueur psychopathe.
La facilité voudrait que l'on écrive que "la proie" est un vrai bon film d'action à l'américaine mais après des films comme "Pour elle", "A bout portant" ou encore les "Largo Winch", il serait temps que l'on constate que notre cinema hexagonal n'a rien à envier à celui outre atlantique. On peut même dire qu'il le dépasse fréquemment en terme de qualité. Comme ici.



17/04/2011
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