Indy Blave, le blog

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La saga "Mad Max" (Trilogie Mel Gibson)

 

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George Miller et Mel Gibson

 

Nombre de films : 3 (de 1979 à 1985)

 

 Les films doivent-ils être vus dans l'ordre? Idéalement oui car il y a une continuité dans l'évolution du personnage de Max. Cependant les trois films comportent des histoires n'ayant pas de liens communs entre elles.

 

Intrigue générale  : Un flic, puis ex flic, Max, affronte des gangs divers sur les routes d'une Australie (quoique le pays n'est jamais cité) futuriste. 

 

Mad Max (1979)

 

Mad Max

 

 George Miller raconta que c'est lorsqu'il travailla à l'hôpital, en tant que médecin, qu'il vit un nombre incalculable de blessés résultant d'accidents de voiture. 

Cela, ajouté à l'important choc pétrolier de 1973, lui donna l'idée de départ de son film.

C'est sa rencontre avec Byron Kennedy qui va être déterminante. Ensemble ils imaginent un monde post apocalyptique où l'acquisition du pétrole entraînerait des batailles sans merci sur les routes et déserts australiens.

Dans leur film, ils imaginent une élite de flics chargés de neutraliser tous les fous du volant, les voyous de la route qui, entre deux vols d'essence, saccagent des villes, tuent et violent des filles sans le moindre état d'âme . 

Pour leur film, Miller et Kennedy ne veulent aucune censure et décrire leur monde avec la noirceur convenue au risque d'être très choquant. Leur héros sera. Max, l'as des as de l'élite, un dur à cuire mais avec un gros cœur tendre dans le civil puisqu'il est marié à une merveilleuse femme qui lui a donné un enfant. C'est après avoir vu son meilleur ami et coéquipier brûlé vif, mais aussi pour rester près de ses proches, que Max choisit de démissionner. Trop tard hélas, ses ennemis ne vont pas l'oublier et sa famille sera détruite.

Avec un tel scénario, où même les enfants ne sont pas épargnés, Miller et Kennedy n'enthousiasment guère les producteurs australiens davantage attirés par un certain cinéma indépendant d'art et d'essai. 

Toutefois Graham Burke de la maison de production Roadshow se montra enthousiaste même si Kennedy et Miller durent apporter une bonne partie du financement du film.

Le budget n'étant pas énorme, il ne fut pas question d'engager des stars. Ils trouvèrent leur Max en la personne d'un jeune acteur qui n'avait pratiquement rien tourné mais dont ils adorèrent l'animalité qu'il dégageait ajoutée à une vraie gueule d'ange parfaite pour les scènes intimistes. 

Ce jeune acteur répondant au nom de Mel Gibson est un américain qui a suivi sa famille en Australie, le père voulant éviter que ses enfants ne soient envoyés au Vietnam alors en conflit avec les États Unis.

Une légende tenace, que l'acteur se plait à maintenir, raconte que Mel Gibson serait arrivé le jour du casting le visage détruit par une bagarre survenue dans un bar la veille. Son état était tel que certains médecins auraient même envisagés qu'il ne s'en sorte pas. Et malgré cela l'acteur se serait présenté le lendemain ! Ce visage tuméfié lui aurait valu le rôle...

Le film fut tourné dans les alentours de Melbourne. Kennedy et Miller tombèrent d'accord pour que le premier garde juste un rôle de producteur tandis que le second mette en scène. 

Malgré son extrême violence, ses interdictions à un public adolescent, pourtant férus de ce genre de films, "Mad Max" fut un triomphe.

En France, pays qui n'a pourtant  jamais rechigné sur les sorties de films violents ou X, "Mad Max" ne sortit qu'en 1982 quelques semaines seulement avant le deuxième épisode...

 

 

"Mad Max 2, le défi" (1982)

 

Mad Max

 

 Pour les fans de la série, "Mad Max 2" ou "The road warrior" est un peu leur "Empire contre attaque". Entendez par là, l'épisode préféré, celui qui allie mieux tous les genres chers à la saga.

Le succès du premier opus permit à George Miller de bénéficier d'un budget nettement plus confortable pour la suite. Miller voulut maintenir l'aspect sombre et violent du premier film tout en l'atténuant.

Très riche en action, le film est adoré par ses aficionados notamment en raison de la spectaculaire poursuite finale faite avec des bolides incroyables.

 

C'est ce deuxième film qui consacra définitivement Mel Gibson lequel  devont après le film une des plus grosses stars mondiales.

Enfin, c'est avec  ce deuxième film que l'on voit s'ouvrir, notamment en Australie et aux États-Unis, les premiers fans clubs autour des films.

 En France, le film sort en août 1982 soit quelques mois après le premier...

 

 

"Mad Max 3, au delà du dôme du tonnerre"(1985)

 

Mad max 3 de George Miller

 

Si "Mad Max 2" est un peu "L'empire contre attaque" des fans, ce troisième épisode serait plutôt leur "Retour du Jedi", comprenez par là l'épisode qui déconcerta son public par certains aspects juvéniles. "Mad Max 3" possède ses ewoks sous la forme d'une bande de gosses qui, à l'image des oursons de "Star Wars" ont leur propre village.

La volonté de George Miller autour de ce troisième opus fut claire : il voulut ouvrir sa série à un plus large public, autrement dit permettre aux plus jeunes d'avoir accès aux salles.  D'ailleurs le film sortit sans la moindre interdiction.

Mel Gibson qui avait déclaré à l'issu du deuxième que l'on y reprendrait plus dans le rôle de Max fut pourtant de nouveau de la partie. Les échecs successifs des pourtant excellents "Le Bounty", "La rivière" et "Mrs Soffel" n'y furent sans doute pas pour rien. Pourtant l'acteur avoua avoir adoré le scénario et l'accepta malgré un état d'épuisement notable.

Après avoir envisagé Jane Fonda ou encore Lindsay Wagner pour  le rôle de la méchante, Miller se tourna vers Tina Turner laquelle accepta également de composer une chanson qui devint un tube planétaire "We don't need another hero".

Le tournage se fit hélas sans le complice de Miller, Byron Kennedy, qui se tua dans un accident d'hélicoptère en 1983.

Pour ce troisième opus, Miller s'associa à la réalisation à George Ogilvie.

Malgré les réticences d'une partie des fans, le film fut un triomphe grâce sans doute à une nouvelle poursuite géante à la fin aussi spectaculaire que celle du deuxième.

Littéralement épuisé, Mel Gibson s'arrêta de tourner deux ans durant pour revenir tourner ce qu'il ne savait pas encore être une nouvelle saga pour lui, plus célèbre encore que "Mad Max" : "L'arme fatale"...

 

 

Et après ?

 

Mel Gibson a connu une route parsemée de succès de l'on n'énumère plus. Cette route passa par la case Oscar qu'il reçut en tant que réalisateur et producteur de "Braveheart".

George Miller resta dans le ton fantastique avec "Les sorcières d'Eastwick" avant de changer littéralement de cap avec la série des..."Babe" dont il écrit le scénario du premier et réalisa la suite.

C'est à la fin des années 90 que l'idée d'un 4e épisode de "Mad Max" commença à se dessiner sérieusement. Si George Miller fut de suite rattaché au projet, Mel Gibson se montra plus prudent. Finalement, l'acteur fut très vite écarté du projet. Après plusieurs années encore de disettes, Miller entama le tournage d'un nouvel épisode en 2012 avec Tom Hardy dans le rôle titre. Le film sort en mai 2015 après avoir été présenté au festival de Cannes.

 

Tom H Mad Max

 

Tom Hardy, "Mad Max" version 2015

 

 

 

 

 



10/05/2015
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