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Indy Blave, le blog

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"Suicide squad"

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Le meilleur effet spécial de "Suicide squad" ? Celui de donner l'illusion de se fondre dans un cinéma trash dans la continuité d'un "Deadpool" ou des "Gardiens de la galaxie".

 

Effet spécial car le film montre vite ses limites à vouloir en faire des tonnes dans le genre héros "badass". Le film s'embourbe assez rapidement en fait avec une présentation de ses "héros" qui semble déjà durer une éternité et qui parait être là pour compenser un certain vide abyssale niveau scénario.

 

Dans cette première partie donc, chaque protagoniste, entendez par là les comédiens, est chargé d'en faire des tonnes face caméra dans le genre "méchants sympas".

 

Voici donc cette phase de recrutement de personnages hautement peu recommandables qui se veut manifestement originale mais dans le fond pas si nouveau que cela. Rappelez vous des "Douze salopards" qui prenait, en d'autres lieux et d'autres circonstances, cette même trame mais de façon plus punchie et convaincante (et casting royal de surcroît).

 

Mais c'est pas bien grave, le jeune public n'aura sans doute jamais vu le film de Robert Aldrich tout comme il ignorera jusqu'à l'existence du "New-York 1997" de Carpenter dont certaines similitudes scénaristiques sont assez troublantes. Mais bon après tout l'Hollywood d'aujourd'hui se fout de pomper dans ses anciennes œuvres phares, ça on l'a désormais compris.

 

C'est d'ailleurs à ce moment là déjà qu'il est avéré que seul Will Smith et la très charmante Margot Robbie semblent avoir intéressé le réalisateur tant les autres sont mis en arrière plan et relégués au rang de faire valoir. Il ne sera pas reproché à ceux ci de sur jouer, après tout c'est ce que l'on attend d'eux. Mais sur plus de deux heures de film, ça lasse un peu au bout d'un moment.

 

Une bonne trentaine de minutes sont déjà passées quand un semblant d'histoire fait son apparition. Terrible affrontement des anti-héros contre le Joker ? Bah en fait non. Comme il a été dit ici et là, le personnage starifié par Jack Nicholson et immortalisé par Heath Ledger passe ici complètement à côté de la plaque. Il y a d'abord le jeu de Jared Leto sans une once d'originalité qui en fait un bien piètre successeur des deux monstres sacrés précédemment cités et ensuite un montage qui s'est mis en tête de le couper à un point que son existence même dans le film ne rime absolument plus à rien.

 

Voilà donc qu'une méchante sorcière s'approprie le rôle de la super vilaine qui va détruire l'univers si ces "badmen" ne l'en empêchent pas. Et le plus grand coup de sorcellerie qu'elle semble parvenir à insuffler est une très improbable cohésion d'équipe entre cette bande de dégénérés qui deviennent les plus grands potes du monde en quelques heures seulement.

 

Le gratin du n'importe quoi est atteint dans un final grand guignol et improbable qu'on ne dévoilera évidement pas ici mais qui, après tout, est bien amorcé tout du long. Car il faut savoir aussi qu'aucune surprise n'a été prévu dans le film. Tout est terriblement téléphoné et attendu des kilomètres de pellicules à l'avance.

 

Certes moins nul que le "Batman vs Superman" dont il fait, un peu indirectement, suite, "Suicide squad" ne va pas non plus révolutionner le genre. Et ce qui est ennuyeux c'est que c'est que c'est un premier épisode, lequel est censé être le meilleur d'une série, ou en tout cas un des meilleurs. Pas rassurant pour la suite...

 



10/08/2016
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