Indy Blave, le blog

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"The american"

 

 

The American

 

"The american" est construit comme un western moderne. Pas n'importe quel western. Anton Corbijn affirme son influence Leonienne et Eastwoodienne. On pense ainsi beaucoup à deux westerns en particulier : "Il était une fois dans l'ouest" et "l'homme des hautes plaines". Du premier, Corbijn en réutilise la lenteur, les grands espaces (ceux de la campagne italienne ont remplacé les canyons du far west), un duel aux sonorités proche d'un Ennio Morricone, la gare, la pute au grand coeur un meurtre de sang froid et...un extrait sur un poste TV ! Du deuxième, on a un étranger débarquant dans un village qui voit cette arrivée d'un mauvais oeil. Point commun entre ces trois films : un anti héros sans nom Certes Clooney a bien un nom mais bien des éléments laissent entendre qu'il s'agit d'un nom d'emprunt. Comme dans les westerns de Sergio Leone et de Clint Eastwood, nous ne serons pratiquement rien du personnage central, de son passé... George Clooney incarne parfaitement ce personnage taciturne et solitaire. C'est un tueur qui fabrique lui même ses armes (comme Tuco/Eli Wallach dans "le bon, la brute et le truand" autre référence à Leone), qui enchaine les pauses café (sans jamais toutefois prendre un nespresso...) qui tue sans états d'âme (ou presque) mais qui a quand même le charisme suffisant pour rendre son personnage sympathique. Que ceux qui ont vu la bande annonce laissant supposer un film d'action à la Jason Bourne n'aillent pas voir le film ils en seraient décus. Passé un prologue surprenant, le film tend vers une attente. Clooney est comme un Gary Cooper dans "le train sifflera trois fois" (encore un western), à profiter des derniers moments de calme avant la tempête. Anton Corbjin s'inspire d'Eastwood et Leone ? C'est bien mais force est d'avouer qu'il ne possède aucunement le génie visuel de ces deux illustres cinéastes. De même le film souffre t'il de grosses incohérences scénaristiques (deux meurtres ont lieu dans le petit village où Clooney s'est réfugié et celui ci n'est à aucun moment soupconné voire même interrogé par la police !). Il en de même pour le personnage de Clooney présenté comme un as de sa profession mais commettant des erreurs de débutant... Heureusement donc que le cinéaste a su trouver l'acteur idéal en la personne de Clooney définitivement acteur le plus charismatique d'Hollywood depuis l'Harrison Ford des années 80. Et n'oublions pas une révélation en la personne de Thekia Reuten, superbe italienne aux atouts, messieurs, bien mis en valeur (mesdames auront droit à des séances de gym du beau George tous abdos dehors). Film imparfait, "the american" doit son originalité à une certaine lenteur inhabituelle dans ce genre de produit made in Hollywood. Et tout changement parmi des produits souvent stéréotypés au pays du dollar est forcément une bonne nouvelle. 

 



29/10/2010
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