Indy Blave, le blog

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"The descendants"

 

The Descendants

 

Alexander Payne nous prévient via la voix de George Clooney : le Hawaii décrit dans le film n'aura rien d' idyllique : ses restos seront les taudis du coin, ses habitants n'auront rien du beau hawaïen vu sur internet ou le calendrier annuel. Même le sable de la plage vous paraitra quelque peu vulgaire. Quant à son personnage central, il a beau habiter une villa, sa piscine est crade et peu accueillante. C'est dans cet univers que Alexander Payne nous présente son héros proche de son "Mr Schmidt" (avec Jack Nicholson). Un personnage paumé, en proie avec ses doutes, ses réflexions sur son devenir. Ici l'homme s apprête à connaitre le veuvage. Comme si cela suffisait il est malmené par une ado genre petite merdeuse qui lui apprend de surcroit qu'il était un mari trompé. Franchement pour incarner un tel personnage, était ce l'évidence même que d'employer le plus endurci des célibataires d'Hollywood, l'amant rêvé de toutes ces dames ? George Clooney est l'acteur le plus éloigné du monde de cet homme qui porte mal ses tongues, et qui pleure comme un enfant face à ses soucis. Et pourtant quel beau défi pour cet acteur qui prouve ici encore l'intelligence d'une carrière rondement menée. A t'il voulu se faire une thérapie en acceptant le rôle ou répondre à son public féminin "voilà comment je vois la vie de couple et pourquoi je la refuse" ? 


Qu'importe les raisons qui l'ont amené à accepter ce film, George Clooney a rarement été aussi bon qu'ici dans le rôle le plus éloigné de sa propre vie. Le grand défi de l'acteur était de se rendre crédible, lui Mr Nespresso, lui le beau gosse, dans le rôle du mari trompé (par un type au physique quelconque). Et on y croit d' entrée de jeu sans effort. L'acteur se complait à se ridiculiser en courant

maladroitement (au sens propre comme au figuré) à la recherche d'une vérité qu'il n'a pas accepté. 
Incontestablement il est l'attraction principale du film même si l'acteur ne cherche jamais à tirer la couverture vers lui et laisse "respirer" ses partenaires notamment ses deux filles. 


Comme pour "Mr Schmidt", Alexander Payne ne fait pas sombrer son film dans le pur drame. Il adoucit son propos par des moments d' humour qui apaise un film au sujet bien terne. Certains pourront trouver le film lent et lui trouver quelques longueurs. Peut être n'auront ils pas tout à fait tort. Mais sur l'ensemble, le film dégage une forte sympathie.


Quant à la question, Clooney mérite t'il plus l'Oscar que notre Dujardin ? Sans faire de chauvinisme, et en étant bien lucide que George Clooney livre une magnifique composition, la préférence reste quand même du coté du héros de "The artist". 



29/01/2012
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