Indy Blave, le blog

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"Un moment d'égarement"

Un moment d'égarement

 

 

Thomas Langman produit ce film, direct remake d'une réalisation de son père dans les années 70. En lieu et place de Victor Lanoux et Jean-Pierre Marielle, François Cluzet et Vincent Cassel.


Ce film de Richet semble vouloir prendre un peu plus de légèreté et de comédie sur le même sujet ce qui est sommes toutes assez paradoxal si on considère qu'au départ Lanoux et Marielle ont sans doute un potentiel comique plus élaboré que Cluzet et surtout Cassel. 
Cela donne d'ailleurs un ensemble un peu curieux qui semble hésiter entre la rigolade franche et une certaine dramaturgie justifiée par le propos même du film.


C'est sans doute Cassel  qui s'en sort le mieux ici dans un rôle pas forcément habituel pour lui. Force est de constater aussi qu'il dégage une fibre animale, un aura sexuel ajoutés à une figure paternelle rassurante autrement plus justifié pour séduire une ado paumée que ne pouvait l'avoir Marielle, sans vouloir manquer de respect à cet immense acteur.


Richet,  copain de Cassel qui lui a offert jadis le splendide rôle de Mesrine, offre à son pote sans doute les meilleures scènes du film, toutes fort réussies que ce soient celles avec Cluzet ou celle avec sa prétendante.


Du côté de François Cluzet, c'est un chouïa plus décevant. Bien sûr l'acteur est toujours d'un grand professionnalisme mais on peut quand même regretter que son rôle soit trop inspiré par celui qu'il tenait dans "Les petits mouchoirs". Son obsession à vouloir tuer des sangliers est même un copié/collé à celle qu'il avait de vouloir se débarrasser des fouines dans le film de Canet.


De même, le côté mari volage et dragueur colle mal au personnage qu'il est censé être et semble trop en décalage avec l'autorité paternel qu'il déploie auprès de sa fille. Enfin Cluzet et Cassel semblent trop éloignés de caractère qu'on les imagine très mal super potes. Mais reconnaissons que leur savoir faire permettent tout de même de belles scènes entre eux.


On ne peut pas ne pas évoquer les deux jeunes actrices qui se sortent remarquablement de leurs rôles d'ados. On pourrait être tenté de donner une mention spéciale à Lola Le Lann absolument superbe dans sa démarche de séduction altèrnant force et fragilité. Mais ça serait mentir sur le jeu impeccable de sa partenaire, Alice Isaaz,  qui a su insuffler une approche à un personnage apparemment plus en retrait.


Cette version 2015 est sans doute moins bonne que l'ancienne même si des trouvailles dans le scénario plus amples  et des dialogues ont été  bien trouvés.


Manque aussi une scène finale, présente dans l'original, entre les deux protagonistes où les points sur les "i" auraient été assez explicites.


Mais qu'importe on passe quand même un très bon moment avec en plus la Corse en toile de fond ce qui n'est pas pour déplaire.



28/06/2015
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