Indy Blave, le blog

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« Un triomphe »

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« Le cercle des taulards disparus ». Le triomphe du classique de Peter Weir avec Robin Williams a crée bien des émules sur la thématique du prof atypique  qui enseigne à des élèves dont la réussite est, au départ, hautement improbable avant de devenir comme une évidence.

 

« Un triomphe » ne déroge pas à cette règle en envoyant Kad Merad enseigner à des prisonniers l’art dramatique. Tous les codes attendus dans ce genre de film s’y trouvent : la mise en confiance, l’alchimie naissante entre prof et élèves, les doutes, l’élève qui sort du lot, les retours en arrière et le final, qu’on ne spoilera pas ici, peut être moins prévisible qu'à l'accoutumée pour qui ne connaît pas l’histoire d’origine (le film est inspirée d’une histoire suédoise véridique).

 

En l’état, le film n’est pas désagréable à regarder en dépit d’une construction narrative d’ensemble sommes toutes classiques. Kad Merad s’investît corps et âme dans son personnage et se montre convainquant.

 

Reste que le film procure une grosse gêne. Le cinéaste refuse d’indiquer pourquoi ces prisonniers sont détenus. D’ailleurs le personnage de Kad dit ne pas vouloir savoir. Il n’en demeure pas moins qu’au détour d’une scène on apprend que le groupe est composé de meurtriers potentiels, de dealers et autres figures peu encourageantes. Rendre cette galerie de personnages sympathiques, faisant fi du mal qu’ils ont pu faire à autrui devient quelque part douteux et à la limite de l’inacceptable. On pourra toujours plaider la rédemption, la pilule pourra paraître dure à avaler. Dès lors, on se prend à vouloir (re) découvrir des œuvres du même type avec des élèves autrement plus recommandables. Captain ô my captain où es tu ?

 



13/09/2021
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