Indy Blave, le blog

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La critique des films, période Moore (1973-1985)

Vivre et laisser mourir

 

"Vivre et laisser mourir" (1973)


Roger Moore n'eut pas une tâche facile en endossant le costume de 007 : tout d'abord il devait succéder à Sean Connery, ensuite il débuta avec les deux plus mauvais épisodes de la saga. De ce piètre épisode il n'y a pas grand chose à sauver si ce n'est une scène où Bond est coincé au milieu d'une horde d'alligators affamés. Jane Seymour est une Bond girl bien fade et le méchant n'est pas resté dans les annales. Reste que Moore joue le rôle à sa façon sans chercher à imiter son illustre prédécesseur ce qui finit par lui porter chance dans les autres épisodes qui allaient de mieux en mieux marcher.

 

L'Homme au pistolet d'or

 

- "L'homme au pistolet d'or"(1974)


Tout aussi mauvais que le précédent, le film se rattrape néanmoins en ayant un des meilleurs méchants de la série en la personne de Christopher Lee. Le grand Dracula campe un Scaramanga magnifique et sauve le film du désastre.

 

L'espion qui m'aimait

 

- "L'espion qui m'aimait" (1977)


Conscient que Bond filait un mauvais coton, Broccoli prit le temps de préparer ce film (3 ans d'écart avec le précédent, un record à l'époque). Il fallait plus de spectaculaire, moins d'hu...Moore. Résultat ce film couta plus que les six premiers épisodes réunis !. Cela nous vaut le meilleur épisode de la période Moore. Rien à jeter dans cet excellent épisode. La James Bond girl, Barbara Bach, est parmi les plus belles de la saga, l'intrigue est rondement mené sans oublier la présence de ce qui constitue peut être LE méchant le plus marquant de toute la série en la personne de Jaws ("Requin" mais aussi titre original de "Les dents de la mer" qui venait de sortir). Ce géant de 2m30 aux mâchoires d'acier (qu'il ne pouvait réellement porter que quelques minutes) personnifié par Richard Kiel fut si marquant qu'il fut réutilisé sur l'épisode suivant.

 

Moonraker

 

- "Moonraker" (1979)


Sorti en pleine période "star wars" (d'ailleurs à la base c'est "Rien que pour vos yeux qui devait être fait avant), ce film montre les excès dans lequel 007 se met parfois. Si le film, dans sa première partie, est à peu près regardante (notamment le pré générique excellent), il devient indigeste et même ridicule sur la fin (la bataille au pistolet laser à la fin est le summum du grotesque que l'on ait vu dans la série). L'humour y est trop présent aussi, à tel point que l'on croit par moment être dans la parodie officielle de Bond. 

 

Rien que pour vos yeux

 

- "Rien que pour vos yeux" (1981)


Broccoli a écouté les fans et renvoie Bond sur Terre dans cet épisode de bonne facture bien mené. Les séquences d'action sont plutôt réussies. Reste une Carole Bouquet trop glaciale pour jouer une Bond girl.

 

Octopussy

 

- "Octopussy" (1983)


Excellent épisode, particulièrement exotique. Le méchant campé par Louis Jourdan a ce coté "méchant séducteur" qui lui va à merveille. Rien à jeter dans ce film si ce n'est peut être Maud Adams, l'Octopussy du titre, James Bond girl peu marquante qui fut pourtant la seule à avoir l'honneur du titre deux fois, après "L'homme au pistolet d'or.

 

Jamais plus jamais

 

- Hors série : "Jamais plus jamais" (1983)


Episode sorti en concurrence à "Octopussy", "Jamais plus jamais" marqua surtout le retour de Sean Connery dans le rôle de Bond. Rappelons tout de même que le film (en France tout au moins) sortit en tant que 14e épisode de la série. Ce remake d'"Opération Tonnerre" est plus sympa que le modèle original. Connery semble heureux d'être là. En plus il tient dans ses bras l'une des rares James Bond girl à avoir fait carrière : la belle Kim Basinger. Bon film donc mais il y manque quelques ingrédients de la série officielle comme le pré-générique ou la musique. Pour info "Octopussy" l'emporta largement au box office.

 

Dangereusement vôtre

 

- "Dangereusement vôtre" (1985)


On excusera le titre français d"a view to a kill" censé peut être nous rappeler le titre "Amicalement vôtre" avec le même Moore. Très bon épisode en dépit d'un Moore plus du tout crédible (il a alors 56 ans) et de plus en plus doublé (et ça se voit à l'oeil nu !). La séquence de la Tour Eiffel est sublime (pourquoi n'est t'on pas capable de ça dans nos films ? Heureusement qu'on a eu Bebel...), le méchant Christopher Walken magnifique. N'en déplaise aux critiques souvent sévères avec ce film, Moore a réussi sa sortie.



24/05/2012
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